(Texte copié d'une publication Facebook associée à l'enquête Allison)
Denis Rancourt : quand un professeur de science remet en question le récit de la crise COVID
Une lecture radicalement différente de la mortalité, de la vaccination et des politiques mises en œuvre durant la pandémie
Devant la commission, le professeur Denis Rancourt présente une analyse fondée principalement sur les données de mortalité. Dès le début de son intervention, il revient sur une question qu’il considère fondamentale : « qu’est-ce qui est vrai? » Face à la multiplication des expertises, des opinions et des sources contradictoires, il propose de s’appuyer sur ce qu’il considère comme l’un des indicateurs les plus solides disponibles : les décès enregistrés par les États. Les systèmes administratifs comptabilisent les décès, leur date, l’âge, le sexe et, selon les juridictions, différentes informations relatives à l’état de santé. Pour lui, ces données permettent d’examiner ce qui s’est produit dans une société au cours d’un événement majeur.
Rancourt explique avoir travaillé pendant plusieurs années sur ces données et présente une analyse provenant notamment des bases officielles du CDC américain et de Statistique Canada. Son exposé s’articule autour de deux grandes dimensions. La première concerne ce qu’il appelle les dommages localisés aux individus, notamment les effets qu’il associe aux vaccins contre la COVID-19. La seconde porte sur les dommages généraux résultant, selon lui, des confinements, des mesures sanitaires, des restrictions économiques et d’autres interventions mises en œuvre pendant cette période.
Dans la première partie, Rancourt affirme que les vaccins contre la COVID-19 ont causé des blessures et des décès. Il dit s’appuyer sur plusieurs catégories de données : des études d’autopsie évaluées par les pairs, des données de surveillance des effets indésirables, des biopsies, des analyses scientifiques ainsi que les programmes d’indemnisation des victimes de vaccins dans différents pays. Il mentionne plus de 50 études d’autopsie et plus de 4 000 publications scientifiques consacrées, selon lui, aux effets indésirables des vaccins contre la COVID-19. Il cite également le système américain VAERS et affirme que celui-ci contient des dizaines de milliers de décès signalés ainsi que plus de 200 000 hospitalisations. À ses yeux, l'ensemble de ces sources constitue une démonstration scientifique de dommages associés aux vaccins.
Il consacre ensuite une partie importante de son exposé aux femmes enceintes et aux nourrissons. Son analyse repose sur l’évolution temporelle des taux de mortalité. Il affirme observer, aux États-Unis, une augmentation de la mortalité infantile apparaissant environ neuf mois après la période où les femmes enceintes ont été soumises à des campagnes de vaccination. Selon lui, cette correspondance temporelle constitue un élément important de son analyse. Il estime à environ 4 000 le nombre de décès infantiles excédentaires aux États-Unis entre 2022 et 2024 et mentionne également environ 500 décès de grossesse excédentaires.
Rancourt applique ensuite cette méthode aux données canadiennes. Il affirme avoir observé environ 4 000 décès excédentaires chez les femmes de 15 à 44 ans entre 2021 et 2024, comparativement à un nombre beaucoup plus faible de décès officiellement attribués à la COVID-19 dans ce groupe. Il situe au 28 mai 2021 la période où les femmes enceintes au Canada ont été fortement encouragées à recevoir le vaccin et souligne que cette évolution des directives se serait produite, selon lui, en l’absence d’essais cliniques spécifiques sur les femmes enceintes. Il estime par ailleurs à environ dix le nombre de décès liés à la grossesse au-dessus de la normale entre 2022 et 2024 et à environ 200 le nombre de décès infantiles excédentaires au Canada. Il relève également une augmentation qu’il chiffre à 27 000 avortements provoqués supplémentaires au Canada entre 2022 et 2024, sans en déterminer la cause.
Le professeur aborde ensuite la mortalité chez les jeunes enfants. Aux États-Unis, il présente une augmentation de plus de 2 000 décès excédentaires chez les enfants âgés de 1 à 4 ans. Il relie cette évolution à deux événements qu’il examine simultanément : la réduction des aides financières et le déploiement de la vaccination dans cette catégorie d’âge. Au Canada, il présente les données du Québec et souligne la rapidité des campagnes de vaccination chez les enfants de six mois à quatre ans. Selon son analyse, les groupes d’âge de 1 à 4 ans, de 5 à 9 ans et de 10 à 14 ans présentent chacun une hausse de mortalité au cours de l’année où le vaccin a été approuvé pour leur groupe. Il chiffre à environ 410 les décès excédentaires chez les 1 à 14 ans au Canada.
Rancourt examine ensuite la mortalité par cancer. Il introduit la notion de « turbo cancer », qu’il rattache à la notion scientifique de maladie hyperprogressive. Il affirme que la littérature médicale contient plusieurs centaines d’articles sur ce phénomène et présente des courbes montrant, selon lui, des augmentations de mortalité par cancer après les déploiements vaccinaux. Chez les 5 à 44 ans aux États-Unis, il évoque plus de 4 000 décès excédentaires par cancer. Chez les 5 à 24 ans, il chiffre à environ 960 les décès supplémentaires. Il présente également certaines formes rares de cancer et fait état d’augmentations particulières chez les jeunes et chez les personnes âgées.
La seconde partie de son intervention élargit l'analyse à l'ensemble des facteurs susceptibles d'avoir influencé la mortalité. Rancourt rappelle d'abord que les principales causes de décès varient fortement selon les groupes d'âge. Il souligne notamment le poids des opioïdes, des suicides et des accidents chez les 15-44 ans, celui des cancers et des maladies cardiovasculaires chez les 45-74 ans et celui des maladies cardiovasculaires, des cancers et de la démence chez les 75 ans et plus.
Il explique ensuite avoir étudié plus de 80 facteurs socio-économiques provinciaux susceptibles d'être associés à la surmortalité au Canada : pauvreté, handicap, structure d'âge, obésité, population et autres variables. Parmi les corrélations qu'il dit avoir identifiées, le PIB par habitant occupe une place importante. Selon son interprétation, plus une province possède une forte activité économique, plus la surmortalité aurait été élevée lorsque l'économie a été interrompue. Il évoque également une relation entre pauvreté, richesse immobilière et mortalité, affirmant que les populations pauvres vivant à proximité de populations très riches présentent des taux de décès plus élevés.
Il examine enfin l'effet des mesures imposées aux personnes âgées. À partir d'un indice mesurant la sévérité des confinements et de l'isolement, il affirme observer une correspondance entre les périodes de renforcement de ces mesures et des pics de mortalité chez les personnes de 85 ans et plus. Il décrit ensuite un phénomène de « dry tinder », caractérisé par une baisse de la mortalité après un pic important. Il interprète cette séquence comme le signe que les mesures de confinement et d'isolement auraient contribué à des décès supplémentaires. Il établit également une relation entre la réduction des aides financières et l'augmentation subséquente de la mortalité.
La conclusion de Rancourt est particulièrement globale. Il affirme que la surmortalité de la période COVID ne serait pas principalement attribuable à un virus, mais à ce qu'il appelle une série d'« agressions » : privation économique, fermeture de l'économie, peur, obligations sanitaires, confinement, isolement, traitements médicaux, ventilation mécanique et vaccination. Il accorde une place particulière aux vaccins à ARNm, dont il affirme que les nanoparticules lipidiques présentent une toxicité intrinsèque. Il conclut que la période COVID aurait constitué une « massive and unnecessary multifaceted assault » contre les populations, particulièrement les personnes vulnérables. Selon lui, les signaux de sécurité qu'il présente auraient dû entraîner rapidement une modification des comportements gouvernementaux et médicaux.
Qui est Denis Rancourt?
Denis Rancourt est professeur et chercheur interdisciplinaire. Il détient un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat en physique de l'Université de Toronto. Il a été candidat postdoctoral international du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada dans des laboratoires de recherche en France et aux Pays-Bas, puis chercheur universitaire national.
Il a enseigné la physique à l'Université d'Ottawa pendant 23 ans, où il a atteint le rang de professeur titulaire. Il explique que son travail interdisciplinaire lui permet de passer d'un domaine scientifique à un autre et de combiner plusieurs disciplines pour analyser des problèmes complexes. Ses domaines de recherche ont notamment inclus la physique expérimentale, la matière condensée, les nanoparticules dans l'environnement, les sciences environnementales, la biogéochimie et, plus récemment, la médecine et la santé publique.
Source:
https://www.youtube.com/watch?v=tGDAcf_30qc