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Alimentation et Nutrition
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Ah ! Ce fameux cholestérol !

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Ah ! Ce fameux cholestérol !

par Ghislain Martel* 

Ah ! Ce fameux cholestérol !Le terme cholestérol semble avoir tellement mauvaise presse aujourd'hui qu'on se demande mais quel est donc cet intru indésirable?

On croît généralement que le taux excessif de cholestérol, ou "hypercholestérolémie", est relié à l'athérosclérose, aux blocages coronariens et était source de plusieurs autres maux du système cardio-vasculaire dont souffrent un nombre croissant d'individus. Dans cette ère de rapidité et de consommation effrenée, on aboutit toutefois aux conclusions les plus extrèmes et les plus définitives.

Ainsi, on semble maintenant à ce point préoccupé par la présence de cet ennemi que l'on hésite pas à le combattre systématiquement avec des médicaments, comme les statines. Mais qu'est-ce au juste que le cholestérol?

Voici ce qu'en dit une auteure en santé et nutrition:

«Lorsqu'on a un bonne hygiène de vie, avoir un taux de cholestérol élevé pourrait même être un avantage. Dans un monde où faire baisser le cholestérol est devenu une religion, voici quelques exemples à méditer: on sait que pour un athlète de haut niveau sollicitant intensément son système musculaire, " avoir " du cholestérol favoriserait les processus de réparation et de récupération, donc les performances ultérieures. On sait aussi que les lipoprotéines riches en cholestérol constituent une première barrière efficace contre les virus, que des taux bas de cholestérol dépriment le système immunitaire et augmentent le risque de cancer. On sait aussi que chez les anorexiques mentales, les taux de cholestérol augmentent malgré la privation de nourriture, probablement pour protéger les fonctions vitales. lorsqu'ils s'effondrent, les médecins savent que les patients entrent dans un état d'extrême fragilité.

Les contre-exemples (et pour cause) ne sont pas légion ni très documentés, mais on peut s'interroger. Tant que le cholestérol est une réponse physiologique à un " besoin ", à un stress, qu'il est utilisé, recyclé, pourquoi faudrait-il le stigmatiser ? » (1)


Une molécule indispensable aux vertus occultés


Le cholestérol est une molécule graisseuse complexe dont une grande partie est élaborée par l'organisme lui-même en particulier par le foie. Le foie peut, de même, en éliminer une partie par l'intermédiaire de la bile. Donc, c'est par le foie que le taux de cholestérol est contrôlé au sein de l'organisme pour y maintenir un équilibre constructif. Par conséquent, tout ce qui nuit à la synthèse de la bile peut avoir des conséquences néfastes sur le taux de cholestérol.

Le cholestérol au sens large se subdivise en groupes dont les propriétés et les fonctions divergent. Dans le sang, le cholestérol s'associe essentiellement à deux types de protéines: les LDL (Low Density Lipoproteins) et les HDL (High Density Lipoproteins). On a avancé l'hypothèse d'un risque moins élevé de maladies cardio-vasculaires lors d'une proportion plus élevée de HDL-cholestérol. La molécule de HDL est plus concentrée en acides aminés (protéines) et contient par ailleurs moins de graisses. Un surplus de LDL semble en contrepartie accentuer la tendance des graisses à s'agglutiner sur les parois des vaisseaux sanguins alors qu'au contraire une concentration plus grande de HDL diminue cette tendance.

Ici, la prudence est de mise et plus d'études sont nécessaires avant de conclure qu'il faut corriger le rapport LDL et HDL pour s'assurer une bonne santé. Selon d'émimnents chercheurs, tout semble indiquer au contraire que de se préoccuper du taux de cette molécule essentielle élaborée par le corps lui-même, soit vain et contre-productif, LDL ou HDL compris. Tout simplement parce cette molécule n'a rien à voir avec les artères bouchées, avec l'athérosclérose ou l'artériosclérose, et encore moins avec l'infarctus et autres maladies circulatoires. Vous allez comprendre pourquoi ci-dessous.

Le cholestérol endogène sert de nombreuses fonctions vitales. La vitamine D ainsi que plusieurs molécules vitales dont les hormones sexuelles et surrénales nécessitent sa présence pour être élaborées. Le cholestérol est donc indispensable à la vie mais un excédent ou un déséquilibre est préjudiciable à la santé.


«On dit que le cholestérol n'est pas très bon! En fait, c'est INDISPENSABLE pour nos fonctions essentielles, nos fonctions cérébrales, fonctions sexuelles, fonctions musculaires, fonctions cardiaques. Et en plus, le faire descendre très bas ça crée des diabètes. Il y en a 400 000 aujourd'hui fabriqués par les statines.» (3)

C'est lorsque la quantité d'acides gras polyinsaturés (omégas ou vitamine F) et d'autres nutriments est déficiente ou que la consommation de graisses saturées est trop grande que le cholestérol, en s'associant avec ces dernières, devient moins soluble et adhère plus facilement aux artères sous forme de dépôts jaunâtres, formant alors l'athérosclérose.





Des médicaments inefficaces basés sur des mensonges


Il apparait qu'une des difficultés avec la médecine contemporaine vient du fait que son évaluation est souvent basée sur les statistiques et non sur la compréhension.

Par exemple, on constate que dans un groupe d'individus affectés de troubles cardiaques ou de circulation, le taux de cholestérol dans le sang est plus élevé que chez les individus normaux. On établi alors ce lien direct de cause à effet: "le risque de maladies cardio-vasculaires est proportionnel au taux de cholestérol". Ce qui nous conduit à la conclusion erronée qu'un "taux de cholestérol bas ou normal est gage de santé cardio-vasculaire". Évident, non? La solution: prescrire un médicament qui abaisse le taux de cholestérol! En l'occurence, les statines. Simple non? Peut-être, mais supposons que le problème de l'élévation anormale du taux de cholestérol soit non pas la cause d'un problème mais plutôt l'effet d'une déficience nutritionnelle.

Plusieurs carences nutritionnelles ont en fait un impact directe sur ce taux et généralement sur d'autres fonctions vitales. Négliger de les combler et introduire des substances chimiques qui altèrent le métabolisme naturel me semble incompatible avec un état de santé normal. Ne serait-il pas plus logique à ce moment-là de corriger les besoins élémentaires qui permettront au corps de régulariser la chimie du corps dont le taux de cholestérol fait partie? De la mème manière, agir directement sur la capacité du foie à produire le cholestérol, à l'aide d'un médicament, implique une altération de ses fonctions et une détérioration de cet organe à plus ou moins long terme. Mais la solution est plus directe, plus simple et de toute façon si d'autres problèmes surviennent on pourra toujours les corriger à ce moment-là ... avec d'autres médicaments!

Pourtant des professionnels de la santé cardio-vasculaire se sont prononcé à multiple reprises sur l'inutilité et la dangerosité des ces médicaments anti-cholestérolémiques que sont les statines!


« On a remarqué une mortalité par cancer nettement plus élevée dans les groupes traités aux statines. On sait qu'il peut y avoir une atteinte hépatique [...]. Il semble exister une majoration modérée du risque de survenue d'un diabète de type 2. On parle aussi de toxicité pour les neurones et d'accélération du déclin intellectuel lié au vieillissement... [...] Mais le fait le plus courant est la toxicité musculaire, avec douleurs et fatigue. » [...] (2)

Avec les statines et les autres médicaments qui atténuent ses effets secondaires, le circuit de la dépendance à la médication est ainsi bouclé. Un médicament tente de régler un problème symptômatique en dérèglant une fonction de l'organisme, ce qui engendre d'autres symptômes qui doivent être corrigés par d'autres médicaments et ainsi de suite! Qui ne se souvient pas d'un cas d'un proche où une telle escalade de consommation pharmaceutique s'est produite?

Adelle Davis*, la célèbre nutritionniste américaine, a démontré l'interaction entre une mauvaise alimentation et le taux de cholestérol anormalement élevé. Elle a aussi démontré que la simple correction de l'apport nutritionnel éliminait les symptômes néfastes associés à cette molécule tout en permettant au corps de mieux fonctionner.

Plusieurs nutriments agissent directement sur l'équilibre de la cholestérolémie. Il ne s'agit pas de limiter le cholestérol mais de le contrôler. Les nutriments qui ont un impact évident comprennent le magnésium, l'iode, le chrome, le manganèse, les acides gras essentiels (omégas), la choline, l'inositol (ces deux derniers se retrouvant en grande quantité dans la lecithine de soya), les vitamines B3, B5, B6 et plus généralement toutes les vitamines du groupe B. Mme Davis précise même:


"Quand l'apport de lécithine est large, aucune quantité de cholestérol alimentaire ou de graisses saturées ne peut provoquer une athérosclérose." - Adelle Davis

Même les vitamines C et E contribuent à en stabiliser le taux par leur action antioxydante. Il est même à parier que dans la plupart des cas, l'augmentation de l'apport d'un seul de ces nutriments produira une diminution de la cholestérolémie où des symptômes liés aux pathologies cardiaques. Il serait cependant plus sage, comme toujours, de s'assurer un apport alimentaire équilibré dans tous les nutriments.




 

1) Hélène Hadoc, Nexus, vol 72, janvier-février 2011

2) Michel de Lorgeril, Nexus, No 72, janvier-février 2011

3)
https://www.youtube.com/watch?v=KAebsuHGcb8 Phillippe Evan sur les statines et le cholestérol


 

- Ghislain Martel  (+)


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